MÉLODY MOTA

VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE POUR LES VÉHICULES

LA SITUATION ACTUELLE : DÉCHETS ET IMPACTS

En France, plus d’un million de véhicules se retrouvent hors d’usage chaque année. En plus d’être sources de déchets nocifs pour la santé et l’environnement, ils sont à l’origine d’une surconsommation des ressources naturelles (multipliée par 10 depuis la révolution industrielle) et des énergies liées à la fabrication. La responsable ? L’économie dite linéaire, qui consiste à extraire, fabriquer, utiliser puis jeter. C’est pourquoi l’impact des véhicules sur l’environnement s’étudie sur l’ensemble de leur cycle de vie.
D’après l’ADEME, la production (incluant l’extraction des matières premières, la construction et les transports) d’un véhicule thermique génère environ 3T d’équivalent CO2, contre 2 fois plus pour la fabrication d’un véhicule électrique ! A l’inverse, la phase d’utilisation représente 70% des émissions totales du véhicule thermique contre uniquement 26% pour un véhicule électrique. Quant à la fin de vie, malgré la collecte, la valorisation des déchets, et le traitement des composants toxiques, le gaspillage est encore trop présent.
Limiter la fabrication de véhicules neufs et prolonger la durée de vie de nos anciens véhicules semble alors évident. Mais comment faire quand on sait que les performances environnementales d’un véhicule thermique se dégradent avec son âge, et que la fabrication d’un véhicule électrique neuf émet autant que 6 allers-retours Paris – New-York ?

LA TRANSITION GLOBALE VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

La mise en place d’une mobilité durable, en limitant la consommation des ressources, la production de déchets, et l’impact environnemental, passe par un modèle qui s’inspire de la nature, dit circulaire : optimiser l’efficacité énergétique à toutes les étapes du cycle de vie du produit, et s’appuyer sur les 3 piliers Réduire, Réutiliser, Recycler.
Brune Poirson décrit l’économie circulaire non pas comme un secteur mais comme un projet de société avec une méthode spécifique : notre rapport à la consommation doit être repensé. Avec sa feuille de route de l’économie circulaire, l’État Français vise notamment un allongement de la durée de vie des produits, un dispositif de pollueur-payeur renforcé et le développement de l’écoconception.
Au cœur de cette transition, les acteurs majeurs du secteur des mobilités sont de plus en plus engagés : Renault intègre à ses véhicules des plastiques issus du recyclage, et réutilise les batteries pour stocker des énergies renouvelables ; le groupe PSA crée, via plusieurs marques, une offre de pièces issues de l’économie circulaire ; et Michelin fait des pneus avec 25% de matières premières renouvelables.

LE RÉTROFIT COMME SOLUTION DURABLE ET CIRCULAIRE

A l’échelle individuelle, alors que 7 français sur 10 veulent adopter un comportement plus écoresponsable après la crise du covid-19, l’écoconception, le réemploi et la sobriété sont les maîtres mots de la transition vers une économie circulaire.
D’après une étude de Carbone 4, les véhicules électriques légers ne représentent aujourd’hui qu’1% des mobilités parisiennes, et devraient atteindre les 15% d’ici 2030. Mais qu’en est-il des véhicules hors d’usage et du million de scooters thermiques déjà sur le marché ? Le retrofit sera un levier majeur vers une économie circulaire : réemploi des véhicules, valorisation des moteurs thermiques et réutilisation puis recyclage des batteries en fin de vie.
Avec l’accompagnement de NOIL vous pourrez allonger la durée de vie de votre scooter tout en faisant des économies financières, des économies d’eau et de carbone : grâce au retrofit de votre scooter thermique vous économiserez près de la moitié des émissions totales qu’un véhicule électrique neuf génèrerait, alors n’attendez plus !

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